Introduction au site-atelier des Fourches caudines

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sous les Fourches caudines !

Avant de vous expliquer ce que sont des « Fourches caudines », je me permets de présenter. Je m’appelle Anaïs (pour d’autres, « Madame M. »), j’aime écrire, je ne suis pas si vieille malgré mon métier de prof de français, pratiqué dans la merveilleuse ville de Meaux où les pains au chocolat coûtent quinze centimes (soyez pas jaloux). Ce que vous trouverez donc ici, c’est pour l’essentiel un roman et des réflexions autour de l’écriture.

Dix mois par an je me débats en effet pour faire entendre (entre autres choses) les subtilités du subjonctif à des adolescents entre douze et quinze ans. J’adore ces mioches, ce n’est pas le problème, mais j’adore surtout écrire. A ce jour, j’ai publié il y a dix ans maintenant un premier roman écrit à quatorze (dont je parlerai pas davantage) sous le pseudonyme de Lil Esuria, que j’utiliserai aussi, a priori, pour Les Fourches caudines. J’en ai écrit deux autres qui oscillent entre mes tiroirs et la Poste depuis quelques mois : j’en ai envoyé certains à des éditeurs et attends encore des réponses. Mais je ne suis pas vraiment pressée, car je me rends compte que c’est surtout l’idée de partager des histoires qui me motive ; bien davantage que d’être publiée. Certains d’entre vous ont peut-être suivi mon ancien blog, « Les Corps fissibles » (qui est devenu à présent un roman substantiel) : ce qui va être décrit ici sera très différent, plus ardu pour moi, et moins naturel.

Bon, ne perdons pas le fil : qu’est-ce que des « fourches caudines » ? Laissez la prof vous expliquer.

« Passer sous les fourches caudines » signifie « subir une défaite humiliante ». Oui, je sais, ça n’augure rien de bon pour la fin du roman. Dans le monde d’Edistyä, cela désigne aussi autre chose, mais nous aurons l’occasion d’en reparler… L’idée de ce titre m’est venue en retrouvant cette expression dans une chanson de Noir Désir, « A l’envers à l’endroit ». Il n’y a pas de petites inspirations ! L’expression vient d’une défaite de l’armée romaine face aux Samnites ; c’est toujours le nom de l’étroit passage entre deux montagnes près de Bénévent en Italie, durant la traversée duquel l’armée dut subir des humiliations.

L’idée de ce roman quant à elle est sortie du fantasme d’un établissement scolaire idéal. La situation de l’éducation étant en cette ère sombre assez…contrariante, dirons-nous, je me laisse parfois aller à imaginer les choses autrement… L’histoire originelle est donc celle de Monsieur Guillaux, professeur de français, que vous découvrirez sous peu.

Très vite, beaucoup d’autres choses sont venues se greffer et, en deux temps trois mouvements, je me suis retrouvée avec un projet de science-fiction (genre que je n’ai jamais touché) en trois tomes (taille dont je n’osais même pas rêver) mettant en scène des personnages multiples (moi qui me contentais d’un triangle…) dans des intrigues complexes mises en place sur une longue durée (jusque-là, mon record de longueur d’action était de deux ans)… C’était un terrain complètement inconnu sur lequel je me suis d’ailleurs jetée d’abord n’importe comment en écrivant un premier jet du premier tome, 175 pages en un mois.

Et puis les copies à corriger, les copies à corriger, les copies à corriger…

Je m’y suis remise un peu plus tard en continuant de me documenter pour établir un univers plus immersif, dont les influences se révèlent à ce stade de l’écriture très variées. Ainsi, j’admets aussi bien celle d’Aragon que celle de Buffy contre les vampires….Don’t blame me.

Avant de vous présenter plus en détails le fonctionnement du blog, j’aimerais vous présenter l’histoire des Fourches caudines, de la manière dont le ferait une quatrième de couverture (je reste attachée au papier…Pourtant je déteste les quatrièmes de couverture…)

Dans l’Etat fermé d’Edistyä, la basse-population dort sous le balai des microbots, pendant qu’à Leiko, la capitale, les grands dirigeants vivent sous une bulle de verre infracturable. Nous sommes dans les années 2140, et chaque personnage tente de prendre le contrôle de sa vie. Guillaux, enseignant, se complait dans le fantasme d’un établissement scolaire idéal ; Héliä, jeune fille de seize ans, cherche à fuir les manipulations parentales ; Lysandre, lui, a le souci de la loyauté. Ailleurs dans l’Etat, les artistes persécutés tentent de sauver la création. Josef, quant à lui, est prêtre du culte d’Oniria, religion du rêve qui semble vivre ses derniers instants.

A quel point les désirs personnels peuvent-ils être compatibles avec ceux d’une communauté ? D’un Etat ? D’un espoir ? Suivez ces personnages dans leurs tentatives de répondre à ces questions.

Catchy, hein ? Ça va, ce n’est pas facile de résumer en dix lignes quelque chose d’aussi gros. Mais ça devrait faire l’affaire.

Passons maintenant à votre rôle dans tout ça.

Car j’aimerais que ce site/blog/truc avec un clavier ne soit pas qu’un site de lecture « passive ». En effet, vous y trouverez au fur et à mesure des documents et articles annexes qui auront plusieurs buts.

  1. Des fiches sur l’univers d’Edistyä et documents annexes sur les personnages, les communautés et les événements vous aideront à mieux vous immerger dans l’histoire et m’aideront à faire le point sur la première difficulté rencontrée lors de l’écriture de cet ouvrage : trouver l’équilibre entre récit et informations sur l’univers.
  2. Un atelier où seront soulevées quelques problématiques concernant l’écriture : n’hésitez pas à partager vos avis et méthodes, pour ceux qui écriraient aussi et qui passeraient par là !
  3. Des articles sur mes influences mettront en avant mes inspirations (artistiques, scientifiques et philosophiques). Pour brasser un peu de culture, n’hésitez pas à commenter pour y ajouter les vôtres !
  4. Un journal des Fourches caudines, comportant plusieurs billets d’humeur, des réflexions diverses (mon bordel, quoi).

N’hésitez donc pas à commenter, à partager, bien évidemment et surtout à critiquer (de manière argumentée).

Un dernier mot sur les « conseils » qui seront ici prodigués par moi : ce ne sont pas  des conseils. Je ne crois pas trop à l’idée de « conseils d’écriture » qui seraient valables pour tout le monde. Ils ne sont que des pistes de réflexion pour vous et pour moi !

Un épisode sera publié chaque dimanche. Pour le reste, au feeling. En théorie, la première partie du premier tome devrait couvrir jusqu’aux vacances d’été, au minimum.

Ouais, en gros je vous taxe du temps, oui. Pour lire un roman qui vous expliquera que le temps est une denrée précieuse. Mais bon, j’essaierai de tout mettre en oeuvre pour que le voyage en vaille la peine.

Trêve de blabla de présentations. Rendez-vous sous Les Fourches caudines pour pénétrer le cœur du sujet.

Lil (AM).

 

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