Les lieux : 1.Oniria

Les Fourches caudines sont parcourues de lieux importants. Je tenais à ce que les différentes scènes écrites soient très visuelles et ainsi, nous nous retrouvons avec plusieurs éléments architecturaux qui représentent les couches de la population d’Edistyä. Je tenais à faire un petit article sur certains de ces lieux… Cet article aura plusieurs parties qui reviendront chacun sur une communauté particulière. Cette semaine : Oniria !

Oniria se situe au Sud-Ouest d’Edistyä. Elle borde l’océan et est fondée sur une ancienne cité religieuse dont les habitants se sont éteints. Son centre, où se trouve l’université, est un vieux centre médiéval, assez inspiré du sud de la France.

carcassonne
Un peu en mode Carcassonne quoi…

Ce centre est entouré d’une partie plus moderne, dans laquelle on trouve même quelques gratte-ciel. Daniel et Tomàs habitent quelque part entre les deux.

Les habitations sont essentiellement en brique et en pierre. Certaines sont surmontées d’un toit en entonnoir pour récupérer et filtrer les eaux de pluie. Toutes cependant sont blanchies à la chaux, pour éviter la chaleur.

Toits creux pluie.jpg
Merci Science et vie !

Je ne voulais pas uniquement d’un village : la religion est souvent abordé selon le prisme du Moyen -Age, et je tenais à imaginer ce qu’elle serait elle aussi dans le futur, architecturalement. Ainsi, vers la fin de leur périple, Daniel et Tomàs vont-ils tomber sur un bâtiment très singulier… Mais je n’en dis pas plus pour l’instant !

Oniria possède quelques édifices religieux, très proches de ce que nous connaissons : le Sanhédrin, par exemple, fait office de tribunal. Il est assez proche de la structure que nous connaissons – je n’ai pas eu le temps de réfléchir à essayer de faire plus original ; sauf que les accusés se couchent pour témoigner et qu’un plus grand amphithéâtre accueille le public.

Le Cénacle, quant à lui, est l’équivalent de nos églises, mosquées et synagogues. Il est composé d’une partie rectangulaire de plain-pied où viennent prier les Onironautes, adossée à un dortoir dans lequel ils peuvent venir et qui accueille également les éventuels sans-abris. Enfin, il est surmonté d’une grande tour – plus proche du ciel- en forme de champignon, au sommet de laquelle se trouve la chambre des Exégètes, utilisée par Josef lors des nuits de fête religieuse. Il déteste d’ailleurs y dormir.

Le territoire sur lequel se trouve Oniria a par le passé appartenu à Edistyä, mais bien avant la période de destruction des édifices religieux. Ainsi, Oniria a gardé quelques temples qu’elle a rebaptisés, mais son Cénacle est tout à fait neuf. Ceci dit, vu que les Onironautes ont accès à peu de ressources, les matériaux sont essentiellement du bois et de la pierre ramenée des falaises voisines. Le bâtiment a l’air branlant. Nous aurons l’occasion de le découvrir vers la fin du roman…

Même le centre-ville, lorsqu’on l’observe bien, est un véritable patchwork où le lierre côtoie la tôle, le béton et les briques de plastique et d’argile.

Il existe à Edistyä, et plus précisément à Leiko, la capitale, un dernier édifice onironaute qui n’ait pas été détruit : un ancien Cénacle, datant de l’époque à laquelle deux communautés d’Onironautes s’étaient formées : l’une avait continué d’avancer vers l’Ouest mais la seconde aurait pris la tangente vers le Nord et bâti ce Cénacle. Josef ignore lui-même pourquoi il s’agit du seul à être resté debout.

Après les buildings, on ne trouve plus à Oniria que des champs, pour la plupart en jachère ou en friche. De vieilles serres géantes y pourrissent, quelques cadavres de drones rouillent sur le sol.

A quelques cinquante kilomètres de là, les frontières d’Oniria donnent sur l’océan, caché derrière un gigantesque mur de plusieurs centaines de mètres de haut, cachant lui-même deux autres murs de plus modeste facture. Les membres de l’Ecole des Exégètes viennent là pour le Rivekal, séjour religieux à l’issue duquel Josef devrait trouver l’Exégète destiné à lui succéder. La zone dans laquelle ils séjournent est un ancien hôtel, abandonné à cause de la montée des eaux ; un complexe de bord de mer comme nous en connaissons tant. Le parking en est recouvert de sable et, à cette époque de l’année, le niveau de l’eau est bas.

 

Nous avons aussi d’autres lieux plus intimes, tel que l’appartement de Daniel, situé au bout du centre-ville ; celui de Tomàs, peu éloigné ; ou encore les appartements de l’Exégète, dont les fenêtres s’ouvrent sur les rues médiévales. Il vit à quelques dix minutes du Sanhédrin et face à l’Université où étudient Daniel et Tomàs. Non loin, on trouve également la prison et, sous terre, précisément sous ses appartements, les cellules privées dont dispose Josef. Est également mentionné le cabinet d’Endormeur de Tomàs.

 

A l’Est, la frontière du pays est marquée par le mur de nanomachines ceinturant Edistyä. Toutefois, lorsqu’on s’approche, on distingue une grande brèche de plusieurs mètres qui permet les passages. Les jeunes Onironautes ne s’en privent pas.

Au Nord d’Oniria, on trouve quelques restes de forêt et une grande étendue déserte – c’est là que Josef attend, de temps en temps, le drone qui vient le chercher pour l’emmener lui aussi de l’autre côté du mur.

 

C’est bon, on s’y retrouve ? 🙂

Lil.

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