La musique des Fourches : Ezia Polaris

remedy

 

La musique tient toujours un rôle central lorsque j’écris. Je n’en écoute pas forcément en continu, mais j’aime avoir quelque chose pour me raccrocher à une ambiance particulière. Parfois, elle me donne un point de départ ; parfois, elle m’aide à être plus en contact avec moi-même, pour comprendre au mieux ce que mes personnages traversent. Parfois, elle dessine des paysages dans ma tête et m’inspire des intrigues entières.

J’accuse une préférence, lorsque j’écris, pour la musique électronique. Le rock et le métal me réveillent trop et me voilà en train de chanter ou de jouer de la guitare au lieu d’écrire. J’ai donc besoin de morceaux qui ne chantent pas et/ou que je connais par cœur afin de pouvoir rester concentrée sur mon clavier.

Mais Les Fourches caudines ont commencé sans musique. J’avais passé tellement d’heures à méditer mon précédent roman qu’il avait rempli tous les morceaux que j’écoutais alors, et que tous les Thylacine, Massive Attack, Björk et autres Moderat que j’adore écouter en écrivant étaient pleins de lui. J’ai erré un petit temps à la recherche d’autre chose, des sonorités parfaites pour accompagner la rédaction. La thématique futuriste appelait encore une fois de l’électro, mais rien de ce sur quoi je mettais la main ne me convenait.

Le hasard poétique est ma religion. Je suis convaincue que les choses arrivent lorsqu’elles doivent arriver (ou plutôt, elles arrivent en permanence, et nous sommes prêts, parfois, à les entendre). C’est ainsi que, voguant vaguement sur les internets, j’ai découvert ce qu’il me fallait. LA musique parfaite. La musique des Fourches.

 

L’album n’était pas encore sorti, le projet n’était pas encore tout à fait abouti : les morceaux étaient en travaux, l’univers graphique balbutiant. Depuis, il en a fait un véritable univers, avec, sur scène, des vidéos et un roman dystopique écrit et déclamé par un autre collègue, ni plus ni moins qu’un certain Monsieur Samovar, bien connu des collègues de français. Décidément, les profs de français savent comment remplir leurs week-ends ! L’artiste en question : Ezia Polaris – l’oeuvre : son premier album, Remedy.

Dès les premières notes, j’ai compris que c’était exactement ce qu’il me fallait. Une électro futuriste -qu’il décrit lui-même comme « électronique dystopique », et qui raconte à elle seule une histoire. C’était à la fois une course-poursuite, de grands espaces à l’abandon, et une nécessité de se trouver soi-même dans la cavalcade du monde. Cet univers tenait à la fois de Blade Runner et de Fahrenheit 451. A peine avais-je allumé les enceintes que ma fiction découlait déjà par pages entières.

J’avoue ne pas avoir lu le roman écrit par Samovar, non par manque d’intérêt mais par crainte d’être trop influencée par ce que lui a collé sur cette musique. J’ai cru comprendre que cette fiction se situait dans un univers plus spatial que le mien, Ezia Polaris étant un vaisseau dirigé par une intelligence artificielle du même nom. Allez y jeter un coup d’œil !

Je vous laisse avec mon morceau préféré, « I ain’t me », qui colle définitivement à ma vision, et en particulier à celle d’Isaac et de Lysandre – c’est celui qui me recentre automatiquement sur Les Fourches, mais j’aime tous les autres. Je vous invite aussi à aller prêter vos deux oreilles et vos deux yeux au très beau travail d’Ezia sur sa chaine YouTube, et, bien évidemment, son site internet : https://eziapolaris.com .

Bonne écoute, et bonne lecture !

AM/Lil.

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